
L’université du Mans a été la première à dispenser un enseignement en rudologie, la science des déchets. (photo : Le Mans Université)
L’université du Mans va délivrer un diplôme sur les « dynamiques sociales et les acteurs de l’économie circulaire ». Au menu : la gestion des déchets et l’économie circulaire dans ses aspects autres que purement techniques, juridiques ou économiques.
Gérer des déchets n’est pas uniquement un enjeu technique, économique, réglementaire, administratif et/ou environnemental. C’est aussi un enjeu « social », au sens large du terme, puisque cela implique les citoyens dans leurs multiples dimensions : leur âge et leur sexe, leur niveau de formation et celui de leur revenu, leur réseau relationnel, le territoire où ils habitent, travaillent ou étudient, la façon dont ils se représentent les déchets, leur production et la manière de s’en débarrasser… La preuve ? Des dispositifs techniques, technico-économiques ou financiers, qui fonctionnent dans certains territoires ou certains quartiers, ou avec certaines personnes, sont inopérants ailleurs ou avec d’autres personnes, ou fonctionnent moins bien, ou parfoissuscitent une franche hostilité. C’est le cas par exemple pour la tarification incitative, la collecte en apport volontaire, le tri à la source des biodéchets, le tri des emballages et des papiers, les apports en déchetteries…
Or si les formations sur les aspects techniques, économiques, réglementaires et environnementaux de la gestion des déchets sont de plus en plus nombreuses, il n’en existait jusqu’à présent aucune sur les aspects « sociaux ». […]
L’article complet dans Déchets Infos n° 315.

