
En matière de réemploi, le gouvernement multiplie les annonces floues. (photo : Olivier Guichardaz)
Les pouvoirs publics ont multiplié les annonces floues sur le réemploi, avec un calendrier quasiment intenable. Certains producteurs pratiquent un réemploi « lucratif » en faisant de l’écrémage, au détriment des quantités totales réemployées, des structures de l’ESS et des collectivités territoriales.
Depuis quelques jours, le président de la République et le gouvernement paraissent s’intéresser beaucoup au réemploi. Cela a commencé le 19 mai par une visite d’Emmanuel Macron au salon Reuse Economy qui, comme son nom l’indique, portait sur le réemploi. Le communiqué de presse de l’Élysée diffusé à cette occasion (visible ici) a annoncé la tenue « à la rentrée » prochaine d’« assises du réemploi », ainsi qu’une « mission » confiée au Conseil national de l’économie circulaire (CNEC) « pour fixer des objectifs clairs à six filières stratégiques » en matière de réemploi. Lors d’un point de presse qui s’est tenu le même jour, le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre a précisé qu’il allait demander au CNEC qu’il « formule des propositions d’objectifs réalistes et opérationnels » en matière de réemploi, « filière par filière, en lien […] avec les industriels, les distributeurs et les consommateurs ».
Il a fallu attendre quelques jours pour avoir des précisions. […]
• Des annonces à foison […]
• Un calendrier serré et l’ESS oubliée […]
• L’économie « classique » s’installe dans le réemploi […]
• Le risque de l’écrémage […]
• Un rideau de fumée ? […]
Le dossier complet dans Déchets Infos n° 321.


