
Les caractérisations menées au Bénin sur la fripe exportée de France ont permis de réduire la part non réemployable, déjà très faible à la base. (photo : DaVed)
Plusieurs opérateurs de tri ont fait caractériser la fripe qu’ils exportent afin d’en mesurer la part non réemployable. Résultat : cette part, déjà faible, a pu être réduite par les opérateurs eux-mêmes en modifiant légèrement leurs consignes de tri.
Quelle est la part des textiles, linges et chaussures (TLC) exportés pour être réemployés et qui ne sont pas réemployables ? La question agite le secteur depuis des années et a même donné lieu à une mission et un rapport d’inspection, guère concluants, l’un comme l’autre (voir Déchets Infos n° 303). Régulièrement, des reportages montrent en Afrique des montagnes de textiles déposés dans des décharges sauvages ou sur des plages, ou brûlés à l’air libre, sans qu’il soit possible d’en déterminer précisément l’origine (France, Union européenne, Amérique du Nord ou du Sud ?…), ni pourquoi ils sont là :
• déchets exportés en tant que tels ;
• ou textiles exportés comme fripe, donc théoriquement réutilisables, mais qui ne le sont pas en réalité pour diverses raisons (vêtement inadapté au pays destinataire, défaut existant dès la collecte, ou défaut apparu pendant le tri, ou pendant le transport, etc.) ;
• ou encore textiles neufs importés puis jetés après usage s’ils ne peuvent plus être portés (comme n’importe quel déchet), ou jetés avant usage s’ils n’ont pas été vendus, pour des motifs qui peuvent être assez variés. […]
L’article complet dans Déchets Infos n° 317.


