
La concertation va porter seulement sur la mise en place de la consigne, pas sur son principe. (photo : Olivier Guichardaz)
La mise en place est décidée et seules ses modalités vont être discutées. D’autres « leviers » pour augmenter la collecte des bouteilles et canettes devraient aussi être actionnés. Les impacts financiers pour les collectivités vont être examinés.
Les pouvoirs publics ont donc tranché par la voix d’Emmanuel Macron lui-même — il faut croire que le sujet est d’importance, ou qu’il tient particulièrement à cœur au président de la République… La France va mettre en place la consigne pour recyclage sur les emballages en plastique pour boissons et les canettes. Selon Emmanuel Macron, il s’agirait d’une nécessité pour respecter « les normes européennes sur la consigne » — ce qui est faux (lire aussi notre article). Le ministre délégué à la Transition écologique Mathieu Lefèvre a été un peu plus précis et plus exact en invoquant le règlement européen sur les emballages et les déchets d’emballages (dit règlement PPWR, « packaging and packaging waste regulation »). En effet, selon le PPWR, les États membres doivent atteindre 90 % de collecte séparée des « bouteilles pour boissons en plastique à usage unique d’une capacité maximale de trois litres » et des « récipients pour boissons à usage unique d’une capacité maximale de trois litres » (les canettes) « au plus tard le 1er janvier 2029 ». Et pour parvenir à cet objectif, les États membres doivent mettre en place une consigne.
Ils peuvent être exemptés de la mise en place de la consigne […]
Le dossier complet dans Déchets Infos n° 319.
Dans le même dossier :
• Réemploi : des objectifs pas atteints mais pas de sanctions
• Les arguments mensongers d’Emmanuel Macron


