
La REP ne peut se limiter au soutien au recyclage et à la prise en charge des dépôts sauvages. (photo : Olivier Guichardaz)
Les pouvoirs publics semblent vouloir réduire la REP au simple soutien du recyclage pour les matériaux insuffisamment recyclés et à la résorption des dépôts sauvages. Ce faisant, ils dénaturent la REP elle-même et affaiblissent sa capacité à réduire les impacts environnementaux négatifs des produits.
Le présupposé de la distinction mature/non mature (et donc : pas de soutiens/soutiens, voire peut-être même : hors REP/dans la REP), c’est que les systèmes de REP et ce qui va avec (perception de contributions, versement de soutiens…) ne devraient exister que pour faire augmenter les taux de collecte, de tri, de recyclage et de valorisation de tel ou tel matériau ou de tel ou tel produit, lorsque ces taux sont insuffisants.
Au risque de nous répéter, dire ou penser cela, ou s’appuyer sur ce présupposé même sans le dire explicitement, c’est oublier que la REP consiste, comme le disent les spécialistes, à « internaliser les externalités négatives ». Autrement dit à intégrer, dans le prix de vente des produits ou des matériaux, les coûts liés aux impacts environnementaux négatifs induits par la fin de vie de ces produits ou matériaux, pour inciter les metteurs en marché (les producteurs) à réduire ces impacts négatifs.
Dans ce contexte […]
Le dossier complet dans Déchets Infos n° 314.
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